Sofiene Alimi : Le fondateur de l’entreprise BMV Après des années dans le Tourisme: un projet pionnier en environnement et en économie verte

« Après 18 ans dans le Tourisme en Tunisie et à Dubaï, je suis rentré à Gafsa, pour concrétiser mon rêve de fonder une entreprise familiale, dans le but de contribuer au développement économique de ma région et de ma nation, en fournissant un produit sain et de haute qualité…».Le développement de la région et la création des postes d’emploi sont des objectifs primordiaux à atteindre. Dans ce contexte, et pour savoir plus de détails, le portail « elbiaanews » a réalisé une interview exclusive avec le fondateur de l’entreprise BMV (Ben Mohsen Volailles), Sofiene Alimi.

►30 Minutes| Saida

► Qui est Sofiene Alimi ?
Originaire du gouvernorat de Gafsa, il a travaillé à l’étranger dans le secteur du tourisme (hôtellerie, gestion et marketing). il est passionné par l’économie verte et les énergies renouvelables. il a fondé BMV, le 12 février 2016, dont l’objectif est de créer une bonne dynamique.

► Pouvez-vous nous présenter brièvement la société BMV ?
L’entreprise BMV (Ben Mohsen Volailles) est une SARL familiale créée dans la localité de Alim (à Sned, gouvernorat de Gafsa). Elle est entrée en production le 25 mai 2016.
Notre activité consiste à acquérir des poussins et mener à terme leur élevage jusqu’à l’âge de l’abattage, et ce, dans le plus grand respect des normes les plus innovantes. La structure du bâtiment a été aussi exécutée selon des normes draconiennes.
Et le coté environnement, est- ce- que vous l’avez pris en considération ?
L’hygiène et la qualité demeurent les facteurs déterminants dans cette production.
C’est pour cette raison, que nous avons construit des bâtiments selon les normes environnementales. C.à.d selon l’éco-construction. Cette démarche nous garantit la réduction de la consommation de l’énergie, ainsi que l’environnement sanitaire des poussins.

► Comment pouvez – vous nous expliquer les cycles de production ?
Nous avons commencé par des cycles de production de 5000 poussins pour passer en ce début d’année (2017) à 7500 poussins avec des objectifs futurs de 15000. poussins, d’ailleurs un deuxième bâtiment est en cours de construction. A ce jour, nous n’avons enregistré au niveau de la production, que des pertes minimes de 5%.
Nous optons pour deux cycles de production. Un premier de 35 jours (pour les abattoirs) et un deuxième de 45 jours (pour la revente chez les détaillants). »

► Avez-vous rencontré des difficultés ?
Oui, comme tout nouveau promoteur, j’ai eu à affronter la problématique du financement parce que nous avions opté pour un autofinancement familial. Les complications administratives étaient là aussi, mais nous les avons surmontées grâce à beaucoup de détermination et de persévérance.
Il faut reconnaître aussi que les cycles de formation organisés par CONECT et QFF, les séances de coaching, ainsi que les actions de mentoring, nous ont apporté une aide précieuse.
Par ailleurs, parmi les difficultés qui nous attendent, il convient de citer les perspectives d’augmentation de la production, la construction d’un nouveau bâtiment et la conquête de nouveaux marchés régionaux.

► Quels sont vos marchés régionaux ciblés ?
Notre premier marché ciblé a été la région de Gafsa. D’autres zones sont en perspective. Malgré la rude concurrence et la présence de 55 poulaillers sur la région de Gafsa, la société BMV s’est imposée grâce à la qualité de ses produits. Et malgré l’instabilité des prix des viandes blanches qui est due à la hausse des prix des produits nutritifs, nous avons réalisé une marge bénéficiaire correcte.

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