L’UE Demande à l’ONU de Faire Cesser l’Attaque Turque contre la Syrie

l'Attaque Turque

L’action militaire d’Ankara a provoqué un tollé international, plusieurs pays craignant une résurgence de l’EI. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a eu lieu jeudi.

L’offensive de la Turquie, lancée dans le nord-est de la Syrie mercredi 9 octobre, a provoqué un tollé au sein de la communauté internationale.

A l’issue d’une réunion en urgence du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) qui s’est tenue jeudi 10 octobre, les cinq membres européens ont demandé à « la Turquie d’arrêter [son] action militaire unilatérale » dans le pays en guerre.

Les Occidentaux craignent une résurgence de l’organisation Etat islamique (EI), dont la défaite en Syrie est en grande partie due aux forces kurdes.

Les cinq membres européens du Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé jeudi à « la Turquie d’arrêter [son] action militaire unilatérale » en Syrie, dans une déclaration à l’issue d’une réunion en urgence à huis clos tenue par cette instance.

A ce stade, France, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Pologne n’ont pas réussi à entraîner l’adhésion de l’ensemble de leurs partenaires du Conseil à leur déclaration, selon des diplomates.

Dans leur déclaration, les Européens estiment que l’action militaire turque risque « de favoriser une résurgence de Daech [acronyme arabe de l’EI], qui reste une menace significative pour la sécurité régionale, internationale et européenne ».

Dans une déclaration séparée, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a affirmé que, si la Turquie, dans ses opérations, ne protégeait pas « les personnes vulnérables » ou « ne garantissait pas que l’EI n’exploitera pas la situation pour se reconstituer », il y « aura[it] des conséquences ». Elle n’a pas précisé lesquelles.

La diplomate américaine a répété la position de Washington, à savoir que le président Donald Trump, en retirant des militaires du nord de la Syrie, n’avait « en aucune manière endossé » l’offensive turque dans ce pays.

« La Turquie a la responsabilité de s’assurer que tous les combattants de l’EI arrêtés restent en prison », a aussi déclaré Kelly Craft. Selon un responsable américain, sous couvert d’anonymat, Donald Trump aurait évoqué pour la première fois une médiation américaine et chargé ses diplomates d’arranger un cessez-le-feu.

(AFP)

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