L’ONU met en garde les responsables du coup d’État au Myanmar contre de “graves répercussions”

Les Nations Unies ont mis en garde lundi les dirigeants du coup d’État militaire au Myanmar contre les «conséquences désastreuses» de toute mesure sévère visant les manifestations pacifiques.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue par le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, via vidéoconférence avec des journalistes au siège des Nations Unies à New York.

« Schraner Burgener (conseillère du Secrétaire général de l’ONU pour le Myanmar) s’est entretenue par téléphone, lundi matin, avec le commandant en chef adjoint du Myanmar, Soe Win, pour l’informer du communiqué du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (publié dimanche) », a indiqué Haq.

Et le responsable d’ajouter que «l’Envoyée spéciale maintiendra ce canal de communication pour un dialogue franc et ouvert tant qu’il offrira un espace pour inverser la tendance de la situation actuelle et soutenir la volonté du peuple du Myanmar ».

Il a fait observer que Burgener avait mis l’accent lors de cet entretien sur l’impératif de respecter « le droit de réunion pacifique pour les manifestants, lesquels, ne doivent pas faire l’objet de représailles ».

La conseillère de l’ONU a également informé l’armée du Myanmar que «le monde surveille de près (la situation relatives aux manifestations) et que toute forme de réaction dure contre les manifestants est susceptible d’engendrer des conséquences désastreuses».

Le porte-parole adjoint onusien a souligné la nécessité pour « les dirigeants de l’armée du Myanmar de s’abstenir de tout recours à la violence et de respecter pleinement les droits de l’homme, les libertés fondamentales et l’État de droit ».

Guterres avait exigé dimanche, dans un communiqué, des autorités militaires au Myanmar, « de ne pas se venger des manifestants pacifiques qui protestent contre le coup d’État militaire ».

Le Secrétaire général des Nations Unies a souligné que «les rapports faisant état d’actes de violence, d’intimidation et de harcèlement perpétrés par les membres des forces sécuritaires sont inacceptables».

« Les arrestations en cours contre les dirigeants politiques, les responsables gouvernementaux, les activistes de la société civile ainsi que les représentants des médias, suscitent une vive inquiétude, tout comme les restrictions imposées à Internet et aux moyens de communication », a-t-il poursuivi.

La junte militaire au Myanmar, avait déployé récemment des blindés dans les rues de la ville économique Yangon et coupé Internet dans la plupart des régions du pays, ce qui fait craindre une nouvelle répression du mouvement protestataire contre le coup d’État, selon des rapports médiatiques.

Le 1er février à l’aube, des commandants de l’armée du Myanmar ont perpétré un coup d’État militaire, suivi de l’arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, et la présidente du Conseil d’État, Aung San Suu Kyi.

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